Le PRP utilise votre propre sang : un prélèvement, une centrifugation, puis la réinjection du plasma enrichi en plaquettes. Cette particularité explique pourquoi la préparation ressemble davantage à celle d’une prise de sang qu’à celle d’une injection esthétique classique.
Ce qui compte avant le rendez-vous
Buvez normalement et suffisamment dans les 24 heures qui précèdent. Une bonne hydratation facilite le prélèvement veineux et améliore la qualité du plasma obtenu après centrifugation. À l’inverse, se présenter déshydratée complique le geste et peut conduire à un rendement médiocre.
Mangez avant de venir. Il ne s’agit pas d’un examen à jeun : arriver le ventre vide expose à un malaise vagal au moment du prélèvement, ce qui est la complication la plus fréquente et la plus facilement évitable de cette séance.
Évitez l’alcool la veille et, dans la mesure du possible, le tabac le jour même : les deux altèrent la qualité plaquettaire. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont également à éviter dans les jours précédents, car ils interfèrent avec la fonction des plaquettes — c’est-à-dire avec le principe actif du soin lui-même.
Le déroulé réel de la séance
Prévoyez environ une heure quinze sur place, et non vingt minutes. Le temps se répartit entre la consultation et l’examen de la zone, le prélèvement sanguin, la centrifugation qui prend plusieurs minutes, la préparation de la zone avec application éventuelle d’un anesthésiant de surface, puis les injections proprement dites.
Les suites immédiates comportent fréquemment un œdème, des rougeurs et parfois de petites ecchymoses au niveau des points d’injection, qui se résorbent en quelques jours. Le résultat n’est pas immédiat : le PRP agit en stimulant des processus de régénération, ce qui suppose plusieurs semaines et, le plus souvent, plusieurs séances espacées.
« Un traitement par anticoagulant, un trouble de la coagulation ou une pathologie hématologique ne sont pas des détails à mentionner en fin de consultation : ils déterminent si le PRP est possible ou non. »
Contre-indications à signaler
Certaines situations contre-indiquent le PRP ou imposent une évaluation préalable : troubles de la coagulation, traitement anticoagulant ou antiagrégant, pathologies hématologiques, cancer évolutif, infection active, traitement immunosuppresseur, grossesse et allaitement. Une infection cutanée sur la zone à traiter reporte systématiquement la séance.
Ces éléments sont revus en consultation de diagnostic avant toute programmation. Lorsqu’une contre-indication existe, l’acte n’est pas réalisé — et une alternative est discutée si elle est pertinente.